Choc : un nouveau traitement révolutionne la vie des chats atteints d’insuffisance rénale

Une nouvelle solution pourrait bientôt améliorer la vie de nombreux chats atteints d’insuffisance rénale chronique. Au Japon, un chercheur a exploité une ancienne découverte scientifique pour développer un traitement prometteur, qui pourrait être homologué prochainement.

Une startup japonaise a déposé une demande d’homologation pour ce nouveau médicament, destiné à traiter l’insuffisance rénale chronique chez le chat. Cette maladie, très répandue, reste jusqu’ici incurable, mais les premiers essais cliniques ont montré des résultats encourageants, selon le fondateur de l’entreprise.

Le « Institute for AIM Medicine » de Tokyo a soumis le dossier au ministère de l’Agriculture vendredi dernier. Les études ont indiqué que ce traitement permettait de prolonger significativement l’espérance de vie des félins malades.

La plupart des chats souffrent d’une maladie rénale chronique, et beaucoup meurent d’insuffisance rénale terminale ou d’urémie

Le chercheur Toru Miyazaki explique que ce médicament a été conçu pour changer cette situation. Il vise à réduire le poids de la maladie sur la santé et le budget des propriétaires de chats.

Une maladie courante chez les chats âgés

Les travaux de Toru Miyazaki ont été remarqués il y a cinq ans, avant d’être interrompus faute de financement durant la pandémie de Covid-19. Grâce à des dons recueillis auprès de passionnés et de propriétaires de chats, près de 1,6 million d’euros ont été collectés entre 2021 et 2022.

Selon le Cornell Feline Health Center, une institution américaine, jusqu’à 40% des chats de plus de dix ans et 80% de ceux de plus de 15 ans souffrent d’insuffisance rénale chronique. La maladie est progressive et ne dispose pas encore de traitement curatif définitif.

Les résultats de l’étude menée par Toru Miyazaki, publiée en février dans le Veterinary Journal, portent sur un suivi d’un an. Elle comparait onze chats traités avec le nouveau médicament à 15 chats non traités.

Ce traitement utilise une protéine sanguine nommée AIM, découverte par le chercheur il y a plus de 20 ans lors de travaux à l’Institut d’immunologie de Bâle. Toru Miyazaki la compare à un « agent chargé de déboucher les tuyaux ».

Les données montrent que le taux de survie cumulée des chats ayant reçu le traitement oscille entre 80 et 83%, contre seulement 20% chez ceux qui n’ont pas été traités.

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