Grippe aviaire en baisse : la France réduit son niveau de risque et soulage les éleveurs
Abaissement du niveau de risque de la grippe aviaire en France
Depuis le 16 avril, aucun cas actif de grippe aviaire n’a été recensé en métropole. Dans ce contexte favorable, le niveau de risque a été réduit, permettant d’alléger certaines mesures pour les éleveurs.
Le 27 avril, le gouvernement a officiellement abaissé le niveau de risque en France, passant d’« élevé » à « modéré ». Cette décision met fin aux mesures strictes de confinement des volailles, ce qui a été accueilli favorablement par les professionnels du secteur.
Selon un arrêté publié au Journal officiel le 21 avril, cette évolution résulte de l’amélioration de la situation sanitaire, tant dans les élevages que dans la faune sauvage. Elle permet notamment de limiter les obligations de mise à l’abri des volailles, qui concernent désormais uniquement certaines zones sensibles du territoire.
Une décision saluée par les éleveurs
Prise en concertation avec les scientifiques et les professionnels, cette décision a été largement perçue comme une bonne nouvelle, notamment dans le Sud-Ouest, région particulièrement touchée cet hiver. La propagation de la dermatose nodulaire contagieuse bovine avait aussi ravivé la colère dans cette zone.
Marie-Pierre Pé, directrice du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), a souligné que cette mesure permettait un retour à une gestion plus normale des élevages. Elle ajoute que c’est « un retour, tranquillement, à la vie d’avant » pour les canards et poulets à label, qui pourront retrouver leur espace extérieur.
Thierry Dezès, éleveur dans les Landes, a expliqué que désormais tous les animaux peuvent sortir pour l’alimentation. « On pouvait déjà remettre les animaux dehors, mais là, on peut aussi mettre tous les aliments et l’eau à l’extérieur, ce qui est meilleur pour eux et pour l’éleveur », a-t-il précisé.
La vaccination, une stratégie efficace
En ce qui concerne la vaccination, Thierry Dezès indique qu’il doit désormais faire deux vaccinations au lieu de trois. Il regrette cependant la levée tardive du risque « élevé » et le coût de la vaccination, dont la part financée par l’État a diminué de 70 % à 40 % pour la saison 2025-2026.
Depuis l’automne 2023, la vaccination est obligatoire dans les élevages de plus de 250 canards. Selon les experts, cette stratégie a permis d’éviter des épidémies majeures ces deux dernières années. Marie-Pierre Pé confirme que la vaccination est « un rempart efficace », soulignant qu’en hiver, il n’y a eu que deux foyers en France malgré une forte contamination de la faune sauvage.
Plus de cas actifs en métropole depuis le 16 avril
Le risque pour les volailles et autres oiseaux captifs est classé en trois catégories : « négligeable », « modéré » et « élevé ». Depuis le 22 octobre 2025, le niveau était « élevé », la plus haute classification, activée plus tôt que lors des années précédentes, dès novembre ou décembre.
Au 16 avril, 121 foyers d’infection avaient été recensés en élevages commerciaux, et 30 dans des basses-cours ou chez des oiseaux captifs non commerciaux. En Europe, la situation reste préoccupante en Pologne. Cependant, depuis cette date, aucun cas actif n’a été signalé en métropole.
Une vigilance toujours de mise
Malgré la baisse du risque, le ministère rappelle qu’un « haut niveau de vigilance » doit être maintenu. Certaines mesures, comme l’obligation de mise à l’abri ou de claustration, sont allégées, mais le risque modéré impose une surveillance renforcée.
Les véhicules transportant des palmipèdes de plus de trois jours doivent désormais être équipés de dispositifs comme des bâches pour limiter la dispersion de plumes et de duvets. Depuis octobre 2023, il est aussi permis d’ouvrir certains parcours en plein air pour les animaux vaccinés, dans le cadre de mesures adaptées.



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