40 nouvelles espèces migratrices protégées par l’ONU découvrez-les maintenant

40 nouvelles espèces migratrices protégées par la convention internationale

La Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) de l’ONU a décidé, ce dimanche 28 mars, d’ajouter quarante nouvelles espèces à la liste des animaux bénéficiant d’une protection internationale. Cette décision a été prise lors de la 15e réunion de la CMS, qui s’est tenue cette semaine au Brésil, dans la région du Pantanal.

Parmi les espèces concernées figurent notamment le harfang des neiges (Bubo scandiacus), célèbre grâce à la saga Harry Potter, et la barge hudsionienne (Limosa haemastica). Cette dernière est un oiseau au long bec qui traverse chaque année 30 000 km le long des Amériques, et est aujourd’hui menacée d’extinction.

Le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) est aussi concerné, ainsi que certains mammifères comme la hyène rayée (Hyaena hyaena) et la loutre géante du Brésil (Pteronura brasiliensis), qui vit dans les eaux du pays.

Une réunion sous haute tension dans une zone biodiversifiée

Les représentants de 133 parties, comprenant 132 pays ainsi que l’Union européenne, se sont réunis à Campo Grande, au Brésil. Cette région, située dans le Pantanal, est l’une des zones les plus riches en biodiversité au monde, à l’extrême sud de l’Amazonie.

La convention est juridiquement contraignante, ce qui oblige les pays signataires à protéger ces espèces menacées. Ils doivent aussi préserver et restaurer leurs habitats, réduire les obstacles à leur migration, et coopérer pour assurer leur survie.

Une situation préoccupante pour la biodiversité

Un rapport publié avant cette réunion indique que près de la moitié (49 %) des espèces répertoriées par la CMS voient leur population décliner. De plus, une espèce sur quatre est en danger d’extinction à l’échelle mondiale.

Les menaces sur les migrations naturelles

Un autre rapport, publié mardi, met en garde contre l’effondrement des migrations essentielles à la survie de certaines espèces, notamment les poissons d’eau douce comme les anguilles. Ces migrations sont menacées par la dégradation des habitats, la surpêche ou la construction de barrages.

Lors de l’ouverture de la réunion, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a rappelé l’importance de ces migrations naturelles, qui relient différents écosystèmes et ne connaissent pas de frontières entre États. Il a résumé son propos en affirmant que protéger ces animaux, c’est aussi protéger la vie sur Terre.

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