Attention a votre Chien : Cet Oubli Printanier Peut Être Fatal
Propriétaires de chiens, attention : cet oubli au printemps peut être fatal pour votre compagnon
Avec l’arrivée des beaux jours, les promenades avec votre chien deviennent plus longues et plus fréquentes. Le soleil invite à sortir davantage, et la routine de l’hiver se relâche. Cependant, certains soins essentiels, comme l’application des traitements antiparasitaires, sont souvent négligés à cette période. Beaucoup de maîtres rangent les manteaux du chien, mais oublient de remettre en place ces protections contre les parasites.
Ce relâchement peut s’avérer dangereux. En effet, au printemps, puces et tiques recommencent à proliférer. Elles se trouvent dans l’herbe des parcs, au bord des chemins, ou même dans certains recoins de la maison. Ces parasites profitent des failles dans la protection de votre animal pour se développer.
Une protection souvent insuffisante toute l’année
Ce phénomène n’est pas rare. Selon plusieurs vétérinaires, moins d’un propriétaire sur cinq protège son chien contre les parasites toute l’année. La majorité des maîtres interrompent ou retardent leurs traitements antiparasitaires, souvent sans en connaître les risques. Pourtant, certaines maladies transmises par ces parasites peuvent être graves, voire mortelles pour l’animal. Certaines maladies peuvent aussi être transmises aux humains vivant dans le foyer.
Les risques liés aux parasites au printemps
Beaucoup pensent encore que l’hiver met fin à l’activité des parasites externes. En réalité, dans un environnement chauffé, les puces poursuivent leur cycle. Seules 5 % des puces adultes se trouvent sur le chien, le reste, soit 95 %, se cache dans l’environnement sous forme d’œufs, de larves ou de nymphes. En seulement trois semaines, une maison peut devenir une véritable nurserie prête à éclore dès que la température dépasse 7°C.
Une négligence courante au printemps consiste à attendre que le chien se gratte ou qu’une tique soit visible pour appliquer un traitement. À ce moment-là, votre foyer peut déjà être infesté. Avec des hivers plus doux, ce retard de quelques semaines suffit à laisser les parasites prendre le dessus.
Les dangers pour votre animal
Les retards dans la protection favorisent l’installation des puces, des tiques et des vers. Une puce peut pondre jusqu’à 50 œufs par jour, qui se déposent sur le canapé, le tapis ou le panier du chien. La présence de ces parasites peut entraîner des démangeaisons, des allergies ou des infections cutanées.
Les tiques, quant à elles, transmettent des maladies graves comme la maladie de Lyme ou la piroplasmose. Ces affections peuvent provoquer une anémie sévère ou des atteintes d’organes si elles ne sont pas traitées rapidement.
Les parasites internes, tels que les vers intestinaux ou certains protozoaires, colonisent l’organisme du chien, souvent sans signes visibles immédiats. Des symptômes comme diarrhées, vomissements, amaigrissement ou ventre gonflé apparaissent tardivement. Si ces parasites migrent vers le cœur ou le cerveau, les conséquences peuvent être dramatiques. Certaines infections peuvent aussi se transmettre à l’humain, notamment aux jeunes enfants qui jouent au sol.
Comment protéger efficacement votre animal ?
Pour un chien peu exposé, les vétérinaires recommandent une protection contre les parasites externes de mars à novembre, avec une application mensuelle de colliers, pipettes ou comprimés. Un vermifuge est conseillé deux fois par an. Les chiens très actifs ou ceux qui vivent en extérieur toute l’année doivent être protégés en permanence et vermifugés tous les trois mois. Les chiots, quant à eux, doivent recevoir un traitement interne mensuel jusqu’à l’âge de six mois.
Dans les foyers où chiens et chats cohabitent, il faut faire attention à l’utilisation des pipettes contenant de la perméthrine. Cette molécule, tolérée chez le chien, peut être toxique pour le chat, provoquant tremblements, convulsions ou hypersalivation après un léchage du pelage traité. Il est conseillé d’isoler les animaux pendant 48 heures, de privilégier les comprimés oraux, de laver textiles, de passer l’aspirateur et de tondre la pelouse pour limiter les risques.
En cas de démangeaisons, d’amaigrissement ou de tout signe inhabituel, consulter rapidement un vétérinaire est indispensable.



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