Attention aux tiques toute lannée Même en hiver votre chien est en danger

Avec l’arrivée du printemps, la température commence à augmenter, ce qui incite de nombreux propriétaires à sortir davantage avec leur chien. Cependant, beaucoup attendent de voir les premières tiques sur le pelage pour penser à la prévention. Or, cette pause hivernale donne un faux sentiment de sécurité, car les parasites restent actifs toute l’année.

Les spécialistes rappellent que les parasites ne suivent pas un calendrier précis. Grâce à des hivers plus doux et au chauffage dans les maisons, puces, tiques et parasites internes continuent de se développer en silence. Ils se cachent dans les tapis, sous les parquets ou même dans l’intestin des animaux. Il est donc conseillé de commencer un traitement antiparasitaire avant le printemps, pour anticiper une éventuelle invasion.

Pourquoi agir avant le printemps ?

Contrairement aux idées reçues, le froid ne suffit pas à éliminer complètement ces parasites. Lorsqu’il fait froid, ils trouvent refuge dans nos maisons, où ils profitent de la chaleur et des hôtes pour se nourrir. Les paniers, plaids et tapis deviennent des zones de reproduction. À l’arrivée des beaux jours, leur population augmente rapidement. Les tiques, de leur côté, se tiennent déjà dans l’herbe en attendant de piquer, ce qui peut transmettre la maladie de Lyme.

Les parasites internes ne sont pas en reste. Vers ronds, vers plats et protozoaires colonisent l’intestin, entraînant diarrhées, vomissements ou perte de poids. Certains peuvent migrer vers des organes vitaux comme le cœur ou le cerveau, provoquant des dégâts durables. De plus, ces parasites peuvent être transmis à l’humain, notamment aux enfants qui jouent au sol. Il est donc important de casser ces cycles avant le pic d’exposition au printemps.

Les traitements à prévoir avant le printemps

Les vétérinaires recommandent de commencer ou de reprendre les traitements antiparasitaires dès la fin de l’hiver. Selon le produit utilisé, une application mensuelle de mars à novembre, voire toute l’année si le chien vit principalement en intérieur chauffé, est souvent conseillée pour assurer une protection efficace.

  • Commencer le traitement antiparasitaire externe en février ou mars.
  • Respecter la fréquence d’application indiquée sur le produit.
  • Inspecter le pelage après chaque promenade, surtout entre avril et octobre.
  • Traiter tous les animaux du foyer en cas de présence de puces ou tiques.
  • Laver les paniers et textiles, passer l’aspirateur pour éliminer les œufs.

Concernant les parasites internes, un calendrier strict est également nécessaire. Un chiot doit recevoir un vermifuge tous les mois jusqu’à ses six mois. Pour un chien adulte peu exposé, deux vermifuges par an peuvent suffire. En revanche, un animal qui explore beaucoup ou vit avec de jeunes enfants devrait être vermifugé trimestriellement. Certains traitements combinés internes et externes simplifient cette gestion.

Précautions avec la pipette chien, chat et perméthrine

Dans les foyers où cohabitent chien et chat, la molécule la plus risquée est la perméthrine. Très présente dans certaines pipettes pour chiens, elle est toxique pour les chats. Leur foie ne peut pas la dégrader, ce qui entraîne une accumulation de la substance et peut provoquer de graves troubles neurologiques tels que tremblements, convulsions ou hypersalivation, nécessitant une intervention vétérinaire d’urgence.

Le danger peut survenir lors d’un câlin. Après l’application d’une pipette contenant de la perméthrine, le produit reste plusieurs heures à la surface du pelage du chien. Si un chat se frotte contre lui ou le lèche, il peut s’empoisonner. Pour éviter ce risque, il est conseillé d’isoler les animaux pendant au moins 48 heures ou d’opter pour des traitements oraux comme les comprimés, qui ne laissent pas de résidus sur le poil.

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