Pourquoi vos poules ne pondent plus cet hiver Découvrez la vraie raison

En février, il n’est pas rare de constater que certaines poules arrêtent de pondre, malgré leur apparence en pleine forme. Elles mangent avec appétit, grattent le sol, perchées ou chantant le matin, mais aucun œuf ne sort du pondoir. Face à cette situation, beaucoup de propriétaires cherchent des causes : âge, froid ou éventuellement une maladie mystérieuse.

Cependant, dans de nombreux cas, la cause est liée aux habitudes alimentaires adoptées durant l’hiver. Pour réchauffer leurs poules, certains éleveurs remplissent la mangeoire principalement de maïs et de blé, distribués en quantité illimitée. Bien que cette pratique semble généreuse, elle peut en réalité freiner la reprise de la ponte à la fin de l’hiver.

Les effets de l’alimentation hivernale sur la reproduction

Lorsque les températures chutent, il est courant d’augmenter la quantité de grains « chauffants » dans la ration. Le maïs et les mélanges riches en graines apportent beaucoup de calories, ce qui aide la poule à garder sa température corporelle. Toutefois, si cette alimentation est maintenue une fois le froid passé, le corps s’adapte à stocker de l’énergie plutôt qu’à produire des œufs.

Ce régime trop riche entraîne un engraissement excessif. La graisse s’accumule dans l’abdomen, pouvant comprimer les organes internes, notamment l’oviducte, le canal par lequel se forme l’œuf. Le foie, saturé en lipides, a aussi du mal à synthétiser les nutriments nécessaires au jaune d’œuf. Résultat : un déséquilibre énergétique qui ralentit, voire stoppe, la production d’œufs.

Les nutriments essentiels pour relancer la ponte

En hiver, le manque d’insectes, de vers ou de verdure réduit l’apport naturel en protéines. Si la ration se limite au blé ou au maïs, le taux de protéines chute en dessous de 15-16 %, seuil nécessaire pour une ponte régulière. Sans protéines suffisantes, la formation du blanc d’œuf est compromise. Par ailleurs, après plusieurs mois sans ponte, il est également crucial de reconstituer les réserves de calcium pour permettre la formation de coquilles solides.

Pour relancer la production d’œufs, il est conseillé de modifier l’alimentation en passant d’un régime de chauffage à un régime de production. Cela implique de réduire la quantité de céréales pures, surtout si les températures nocturnes ne descendent plus en dessous de -5 °C, et d’introduire des aliments plus riches en nutriments.

  • Limiter la quantité de céréales comme le maïs et le blé, notamment pour les races lourdes qui prennent facilement du poids.
  • Ajouter des légumineuses cuites (pois cassés, lentilles) sans sel pour augmenter l’apport en protéines végétales.
  • Inclure des protéines animales, comme des vers de farine séchés, une petite quantité de viande hachée ou de poisson cuit.
  • Augmenter l’apport en calcium avec des coquilles d’huîtres broyées, laissées en libre-service.

Derniers conseils : l’eau et l’activité pour stimuler la ponte

L’eau joue un rôle crucial en février. La majorité des œufs contiennent environ 75 % d’eau. Si la poule ne boit pas suffisamment, notamment parce que l’abreuvoir est gelé ou vide, elle cesse de pondre, même si son alimentation est équilibrée.

Enfin, l’activité physique peut aider à relancer la ponte. Une poule qui gratte brûle des calories et dépense de l’énergie. Si le sol est dur ou boueux, il suffit de disperser de la paille pour créer un espace de fouille. En stimulant leur métabolisme, ces gestes peuvent permettre à la basse-cour de sortir en une quinzaine de jours de la léthargie hivernale.

Laisser un commentaire


You May Have Missed