Réseau de trafic de chiens démantelé en France découvrez l’ampleur du scandale

Un réseau de trafic de chiens entre la France et la Serbie a été démantelé. Trois personnes ont été mises en examen dans cette affaire, a annoncé la gendarmerie nationale d’Auvergne-Rhône-Alpes dans un communiqué de presse ce vendredi 30 janvier.

Les faits dénoncés

Les suspects sont soupçonnés d’avoir importé des chiennes depuis la Serbie pour qu’elles mettent bas en France. Ces animaux étaient ensuite vendus avec des chiots sur des sites internet, en utilisant de faux carnets de vaccination et de faux passeports européens. Ces pratiques enfreignent les règles sanitaires européennes.

Des opérations interdites

Les chiots subissaient également des interventions chirurgicales interdites en France, telles que l’otectomie (modification de l’oreille) et la caudectomie (amputation de la queue). Ces actes sont illégaux et suscitent l’indignation des autorités.

Déplacements réguliers en Serbie

Les chiens étaient transportés de manière régulière entre la Serbie et la France. Selon la gendarmerie, ils étaient revendus en France grâce à des documents falsifiés, notamment des carnets de vaccination et des passeports européens fabriqués de toutes pièces.

Les investigations ont été lancées suite à une alerte en février 2023 concernant un possible trafic de chiens de races Doberman et Rottweiler. Elles ont notamment ciblé un couple d’éleveurs installé dans la Drôme, qui effectuait régulièrement des déplacements en Serbie. Ce dernier entretenait également des liens avec des individus spécialisés dans le transport de chiens depuis ce pays.

Une autre éleveuse, basée dans le Rhône, qui aurait mené des pratiques similaires avec des chiens d’élevages serbes, a aussi été identifiée dans le cadre de l’enquête.

Les saisies lors des interpellations

Lors de leur arrestation ce mardi 27 janvier, les forces de l’ordre de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) ont saisi 18 chiens adultes et 19 chiots. Plusieurs documents, médicaments vétérinaires, outils pour les opérations de modification de l’apparence des animaux, ainsi que de faux passeports de différents pays d’Europe de l’Est ont été également saisis.

Les suites judiciaires

Présentés devant un juge d’instruction ce jeudi, les trois suspects ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils ont interdiction de quitter le territoire français et de pratiquer toute activité liée aux animaux, qu’elle soit professionnelle ou bénévole.

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